1969 : un “Groupe 71” pour la Saône-et-Loire Accueil La revue Activités Archives Historique Administration Contacts et adhésion Liens Le logo qui, depuis un demi-siècle, accompagne la vie du Groupe 71 (devenu Groupe Patrimoines 71 en 2011), dessiné par l’artiste mâconnais Georges Vince (1921- 2000). Un sigle riche de symboles, dans lequel se lit le numéro du département mais évoquant aussi « l’harmonieuse rencontre de deux fleuves voire deux gerbes de blé s’appuyant l’un sur l’autre.” Fernand Nicolas
Le 14 novembre 2019, les adhérents du Groupe Patrimoines 71 étaient réunis dans les  salons de l’hôtel Senecé, siège de l’Académie de Mâcon, pour y célébrer les cinquante ans de l’association. C’est en effet au printemps 1969 que le « Groupe 71 » est né, à l’initiative du  naturaliste Fernand Nicolas. Retour sur une fondation qui demanda plusieurs mois de  réflexion et d'échanges.                                               
Depuis des années, les naturalistes de Saône-et-Loire, groupés en associations locales, se  réunissaient périodiquement pour mettre en commun leurs études. La fédération ainsi formée,  fondée en 1946 et dénommée Association départementale des sociétés scientifiques de Saône-  et-Loire, groupait dix sociétés (1), dont celle de Mâcon. La Société d'histoire naturelle de  Mâcon, devenue Société d'étude du milieu naturel (Sémina), prenait ainsi part aux réunions et  rencontres organisées par cette fédération, et c’est dans le cadre de ces échanges que son  président, Fernand Nicolas, professeur de sciences naturelles au lycée Lamartine de Mâcon, prit  conscience que l'objet des études naturalistes était particulièrement fragile. Au point que celui  qui fut le premier en Saône-et-Loire à parler de protection de la nature – il était conseiller  biologiste départemental et délégué départemental de la Ligue pour la protection des oiseaux –  se résolut à lancer une action en faveur de cette nature qui lui était si chère. Une action toute en  conscience, qui fut sous-tendue par une volonté qu’il explicita en ces termes : « [Une] idée-  force avait germé chez quelques-uns d’entre nous : ne pas opposer la nature et l’homme mais  considérer l’homme comme un des éléments du monde naturel. Les œuvres humaines ne sont  pas plus artificielles que les nids, les tours des termites ou les toiles d’araignées. Mais, d’autre  part, la nature n’est pas à considérer en fonction de l’intérêt que l’homme peut lui accorder […]  mais pour elle-même. » 
Diverses conférences permirent de « prendre la température  ». S'ensuivirent des discussions privées avec différents  membres des sociétés naturalistes ainsi qu’avec des  personnalités diverses, parmi lesquelles messieurs Georges  Poirmeur, Pierre Rancien et René Chasles, respectivement  directeur des services du génie rural à la direction  départementale de l'Agriculture, directeur des services  vétérinaires du département et chef de service chargé du  tourisme à la préfecture. Fernand Nicolas, Marseillais de  naissance et Mâconnais d’adoption après une enfance passée  à Chalon-sur-Saône, était un admirateur inconditionnel des  richesses de la Saône-et-Loire et c’est ce sentiment profond  qui finit par se mêler à sa conviction d’origine d’une  nécessaire protection à exercer dans le domaine naturel. « Si  j’ai créé jadis le Groupe 71, c’est en raison d’un amour  réaliste pour le département de Saône-et-Loire ! » Et c’est  comme cela que germa l’idée de mettre en valeur par une  revue les « trésors » de ce département… Un projet dont il  s’ouvrit en premier lieu à René Chasles, qui le trouva fort  intéressant mais ne voulut pas s’y consacrer. Fernand Nicolas  recueillit alors l'avis de plusieurs de ses amis, notamment de  Jean Chougny, professeur de mathématiques au lycée  technique de Mâcon, conseiller scientifique et conférencier  attaché à la Protection civile, à qui il se confia au printemps  1968 (2). Fernand Nicolas, bien que convaincu, hésitait à se  lancer et tenait à être soutenu… André Bourgeois, instituteur  à Mâcon – et par ailleurs voisin du couple Nicolas, rue Beau-  Site –, fut également consulté. Quelques responsables de  sociétés scientifiques se laissèrent eux aussi persuader, et  c’est ainsi que s’installa définitivement dans l’esprit du  naturaliste l'idée de créer une revue et, à cet effet, de fonder  une structure nouvelle dans le département. 
En guise de « préparation », Fernand Nicolas conçut l’idée  d’organiser un colloque consacré à la « protection des richesses  naturelles », événement qu’il évoqua ultérieurement en ces  termes : « Saisi par je ne sais quelle inspiration, je fus le premier  à prêcher ici, d’abord aux scientifiques, la protection de la  nature. Je souhaitais aussi, commençant à connaître un peu notre  département […], créer une revue pouvant faire connaître les  richesses naturelles ou culturelles de Saône-et-Loire. Soutenu  par quelques rares amis […], j’ai donc lancé un appel à des  naturalistes [et] j’ai pu lancer un colloque (national de fait) de  protection de la nature. Riche rencontre qui a convaincu les  quelques promoteurs mâconnais d’aller de l’avant. » Ce  colloque se déroula à Mâcon (3) le dimanche 8 décembre 1968,  sous l’égide de la Société nationale de protection de la nature,  de la Ligue pour la protection des oiseaux, du bureau Mar (pour  la conservation et l’aménagement des zones humides), de  l’Association départementale des sociétés scientifiques et de  Saône-et-Loire Tourisme (4). Y participèrent une brochette de «  pointures », dont faisaient partie le naturaliste mâconnais Gérard  Balvay (chercheur à l'INRA de Thonon-les-Bains), plusieurs  présidents de sociétés scientifiques mais, également, des  universitaires tels Philippe Lebreton (professeur de biologie à la  faculté de Lyon et président du centre ornithologique Rhône-  Alpes) et le juriste Jean Untermaier (assistant à la faculté de  droit de Lyon), les professeurs François Bugnon, botaniste, et  Henri Tintant, paléontologue, des responsables de l'agriculture  (M. Lebard), des services vétérinaires (docteur Pierre Rancien)  et du tourisme (René Chasles), ainsi que le journaliste CIaude-  Maurice Maringue et Antoine Reille, secrétaire général de la  LPO. La rencontre donna lieu à une douzaine de « causeries »  (5), que conclut une intervention de Fernand Nicolas intitulée «  Sens de ce premier congrès et possibilités d’action » au cours de  laquelle fut présentée la maquette d'une revue intitulée « 71 »  (6), frappée d’un sigle évocateur dessiné par l’artiste Georges  Vince, professeur de dessin au lycée Lamartine de Mâcon (7).  
Une rencontre réunissant Fernand Nicolas, l’artiste mâconnais  et Jean Collin, directeur-gérant de l’imprimerie Buguet-  Comptour de Mâcon (8), permit de définir l’aspect que revêtirait  la revue, à une époque où la composition se faisait toujours au  plomb, à l’aide d’une linotype, avant impression typographique  (9). Le format retenu fut le « in-quarto raisin », qui permettait  l’insertion de plusieurs colonnes et la présence d’une marge.  Les couleurs de couverture furent également choisies, de même  que le nombre de pages, qu’on fixa à 28 (hors couverture  cartonnée). Jean Collin, d’emblée, fut séduit par le naturaliste,  rencontrant en Fernand Nicolas un homme parlant avec  enthousiasme de son projet et s’intéressant aux nouveautés de  l’impression (10). Séduit au point… de faire crédit ! L’aventure,  en effet, démarra sans la moindre avance de fonds, sans un seul  encart publicitaire, sans mécène, sans subventions, sans la  promesse d’un appui financier quelconque. « On commença  financièrement à zéro. »  
« ["71"] s’adresse d’abord à un groupe de Français que diverses  circonstances ont rapprochés, ont fait vivre et travailler côte-à-côte sur  ce lopin de terre qu’on appelle Saône-et-Loire. Elle veut être pour eux un  peu comme un album de famille, elle doit leur permettre de se connaître  mutuellement et de s’estimer. C’est pourquoi, coupant avec une formule  désuète, elle souhaite la collaboration de tous ceux qui observent  attentivement et affectueusement leur terroir, leur cité ou leur bourgade,  de tous ceux qui savent à la fois aimer le passé et se faire comprendre de  leurs contemporains, de tous ceux, si humbles soient-ils, qui ont enrichi  leur esprit et leur cœur au contact de la nature des œuvres humaines, et  ne savent pas comment communiquer autour d’eux la ferveur de leur  admiration. [….] Notre revue veut […] également adresser un message à  ceux qui, délibérément ou par hasard, traversent et visitent notre terre  d’entre Saône et Loire. […] Notre œuvre est grande : nous instruire  mutuellement, nous implanter dans une terre charnelle et retrouver si  nous le désirons la lumière d’un héritage spirituel souvent oublié,  favoriser une saine joie de vivre et contribuer à réchauffer la fraternité  humaine. » (Fernand Nicolas) 
Un quart de siècle durant, la direction du Groupe 71 fut bicéphale.  Ici : le président Paul Champion et le secrétaire-animateur Fernand  Nicolas au commencement de l’aventure. Le premier, « homme droit, exigeant, convaincu, actif, attentif », cèdera la place au second à la  tête de l’association en mai 1983. « Lors de la 1re assemblée générale  à Tournus, en 1969, alors que le Groupe 71 en était vraiment à ses balbutiements, M. Champion cédait aux instances de quelques amis et  acceptait une charge nouvelle,prenant ainsi un billet pour l’inconnu !  Je trouvais dès l’abord en sa personne un président convaincu tel que je l’avais souhaité. Et simultanément je trouvais un ami compétent. »  (Fernand Nicolas). Restait à fonder une association départementale... À cet effet, une réunion constitutive se tint à l’hôtel de ville de Chalon-sur-Saône le 2 mars 1969, au cours de laquelle, en comité restreint (11), fut rédigée une ébauche de statuts. La première assemblée générale extraordinaire et ordinaire du Groupe 71 ne tarda pas : elle se déroula à Tournus le 30 mars suivant, en présence de dix-sept personnes (12). Un problème se posa toutefois : celui de doter la jeune association d’un président bénéficiant d’une certaine notoriété. Sur la suggestion de René Chasles, on sollicita Paul Champion, pépiniériste à Chalon-sur-Saône, qui présidait depuis 1949 le syndicat d’initiative de la ville et venait d’être élu président de l’Union départementale des syndicats d’initiative de Saône-et-Loire (13) ; et ce dernier fut élu par applaudissements. Pourquoi un tel choix ? Fernand Nicolas l’a expliqué en 1986 : « Lors de l’AG constitutive de Tournus, le fondateur du Groupe n’était connu que parmi les naturalistes et notre association, avec ses larges buts, avait besoin d’un homme respecté, sans œillères, favorable d’emblée à des objectifs que personne en France n’avait encore mis en œuvre.
À la demande d’un ami commun, M. Chasles – qui lui aussi  pariait pour le succès de l’entreprise – Paul Champion acceptait  sans réticence la présidence de notre association, tout en laissant  au fondateur l’animation du Groupe. » Fernand Nicolas, quant à  lui, fut élu secrétaire-animateur, devenant responsable de fait des  activités et de la revue. L'entente fut excellente entre les deux  hommes, le président laissant la bride entre les mains de  l'animateur-fondateur mais veillant malgré tout au bon  fonctionnement de l'association. Jean Chougny fut choisi pour  être le trésorier de l’association. Lors de cette assemblée, le nom  de l'association fut explicité : « Groupe 71 pour la connaissance,  la protection et la mise en valeur du patrimoine humain et  naturel en Saône-et-Loire », ample programme… mais sage  limitation de l'espace d'action. Un objectif premier fut également  donné par les statuts adoptés : la publication d'une revue destinée  à mettre en valeur les richesses de la Saône-et-Loire. Dans la  foulée, une déclaration fut faite à la préfecture de Saône-et-  Loire, qui donna lieu à inscription au Journal officiel du 23 mai  1969. Le Groupe 71 et sa revue étaient nés… 
Le premier numéro de la revue du Groupe parut en août  1969, et bénéficia d’une introduction élogieuse – et  encourageante – rédigée par le préfet de Saône-et-Loire en  personne : « En prenant connaissance des épreuves de ce  premier numéro de « 71, je constate avec plaisir que ces  efforts n’ont pas été vains et que vous avez su rassembler une  participation de qualité sur les sujets les plus variés qui  touchent à la fois à l’histoire, à l’archéologie, à la vie  naturelle et aux manifestations artistiques de notre région.  Par la qualité de sa présentation autant que par la richesse  culturelle de son contenu, cette revue constitue la première  manifestation concrète d’une coopération souhaitable entre  toutes les sociétés savantes de Saône-et-Loire, entre les  défenseurs de la nature et les amateurs d’art, entre les  historiens et les naturalistes, entre ceux qui se sont donnés  pour but de promouvoir le tourisme dans ce département et  ceux qui veillent jalousement à la conservation de son  patrimoine… » écrivit Jean Taulelle. Eurent les honneurs de  ce numéro fondateur l’église romane Saint-Martin de Laives,  la petite cité de Romenay, la place Saint-Vincent de Chalon-  sur-Saône, la commune de Saint-André-le-Désert, le musée  des Ursulines de Mâcon et… les cigognes faisant parfois  halte en Val-de-Saône !  
Néanmoins, la revue, pour avoir vu le jour au cœur de l’été, ne  fut officiellement présentée au public qu’avec la parution de son  numéro 2, à l’occasion d’une réception organisée le 11 décembre  à la chambre de commerce de Mâcon. Plusieurs centaines de  personnes s’y abonnèrent aussitôt (14), et nombreux furent ceux  qui apportèrent leur soutien à la publication trimestrielle qui  venait d’être créée : « Chaque jour, quelque manifestation  d’amitié parvient à "71". Le plus souvent, il s’agit d’un mot de  félicitations ou d’encouragement accompagnant un réabonnement  […] mais les petites notes se multiplient actuellement et c’est là,  sans aucun doute, notre meilleure satisfaction. » écrivait Fernand  Nicolas au printemps 1970.  Cinquante ans plus tard, la revue 71, devenue Images de Saône-  et-Loire, existe toujours ! 
En 1989, vingt ans après la création du Groupe 71, Fernand Nicolas signait un édito revenant sur la fondation de l’association :  « Lecteurs de notre "71", amis actifs de notre association, notre Groupe 71 est né il y a 20 ans, après deux ans de gestation. Je l’ai conçu pour qu’il dérange. Non pour casser, traumatiser, révolutionner. Non, non ! Mais pour construire en dérangeant des psychologies trop tranquilles, trop installées. Pour dire aux techniciens tentés par la technocratie ʺvotre pouvoir est abusif, vous prolongez l’âge de la pierre taillée primitive, âge de l’animal efficace" ; pour dire aux industriels "vous faites un pari dangereux, catastrophique au sens strict, vous organisez les malheurs de l’humanité et de la terre entière" ; dire aux élus et aux responsables "changez les lois fondées sur une totale ignorance de la vie, écoutez aussi ceux qui parlent d’une façon totalement désintéressée" ; pour dire aux "écolo" purs et durs "la sentimentalité ne conduit à rien de solide, la protection de la nature ne saurait être fixiste, le fonctionnement de la nature est plus subtil qu’il n’y paraît" ; pour dire à tous les citoyens, dont nous sommes, "notre insouciance fait de nous des malfrats". Mais notre groupe dit aussi aux grincheux, aux pessimistes, aux défaitistes : "la nature est faite de vie et de mort mélangées et intriquées ; la Terre a connu certainement x catastrophes. Des peuplades ou des peuples, des civilisations, des espèces, des cités, des forêts, des mers, etc. ont disparu après avoir manifesté puissance ou grandeur ou beauté. Sans leur disparition que serions-nous ?" […] En attendant que le ciel nous tombe sur la tête, faisons de notre coin de Terre un lieu propre et beau, accueillant, tonifiant, chassant les tristesses, les méchantes idées, le suicide ou le crime, générant la joie, l’amitié. Pour s’atteler à cette tâche, on pouvait bien créer un Groupe, non ? » (Images de Saône-et-Loire n° 80 de l’automne 1989)
NOTES (1) : Qui étaient les sociétés d'Autun, Buxy, Chagny, Chalon-sur-Saône,  Cluny, Le Creusot. Givry, Louhans, Montceau-les-Mines… et Mâcon.  (2) : Ainsi que Fernand Nicolas l’a raconté : « Professeur dévoué,  mathématicien, il est devenu à Mâcon trésorier de nombreuses sociétés,  parmi lesquelles les Amis du Musée et la Société d’Histoire Naturelle et de  Préhistoire. C’est ainsi que nous nous sommes connus et je dois dire que  sa confiance m’a poussé à tenter l’aventure 71. Nous allions en Vercors  préparer un voyage scientifique, et c’est au long de 600 kilomètres de  route que je dévoilais mes projets, mes espoirs et mes doutes. » (Images  de Saône-et-Loire n° 12 de décembre 1971). (3) : Organisé rue Victor Hugo, où était installée la direction  départementale de l’Agriculture, « dans la salle du Crédit agricole ». (4) : Avec l'appui de la direction départementale de l'Agriculture et sous le  patronage du préfet Jean Taulelle et du conseil général de Saône-et-Loire. (5) : Des causeries qui eurent pour thèmes : « Valeur écologique et  économique des zones humides », « Dimensions nationales et  internationales d’une action de protection », « Valeur d’un parc régional »,  « Les nappes phréatiques de Saône-et-Loire et leur conservation », «  Saône-et Loire et la Bourgogne », « Quelques aspects de l’action de  protection », « Un exemple de coopération entre agriculteurs, chasseurs,  scientifiques : la récente enquête sur les pigeons ramiers », « Nécessité  d’une centrale d’information de protection en Saône-et-Loire », « Quelques problèmes de la chasse en Saône et Loire », « Problèmes de l’eau et de la  pêche en Saône-et-Loire », « Gibier d’eau en Saône-et-Loire » et «  Pollutions en Saône ». (6) : « 71 » et non « Images de Saône-et-Loire », titre qui ne s’imposera  qu’avec les années (en référence à la mention figurant sur la couverture de  la revue dès son premier numéro pour signaler le caractère départemental  de la publication et l’importance donnée aux illustrations). « Certains  esprits se sont étonnés en 1969 de voir une grande revue prendre pour  titre un nombre. Ces personnes, cultivées mais par trop marquées par une  littérature d’une certaine époque, oubliaient la valeur attribuée aux chiffres et aux nombres dans bien des civilisations. » (Fernand Nicolas).  
(7) : Georges Vince (1921-2000) était l’un des plus proches voisins de Fernand  Nicolas, les pavillons de l’artiste et du couple Nicolas se faisant face rue Beau-  Site (Flacé-lès-Mâcon).  (8) : Alors installée au n° 4 de la rue Saint-Nizier à Mâcon, dans les sous-sols  de l’hôtel Senecé, siège de l’Académie de Mâcon. (9) : Avant de passer au début de 1979 à la photocomposition et à l’impression  en offset, technique donnant une qualité améliorée aux photographies 10) : De fait, Fernand Nicolas s’investit énormément dans Images de Saône-et-  Loire, se faisant notamment connaître pour son exigence de perfection  graphique. « Je peux témoigner de sa présence attentive et intéressée dans  nos locaux, pour apprendre et comprendre, bien sûr, car c’était la base de sa  personnalité, mais toujours dans une position constructive, acceptant volontiers  de suivre les bases et les règles de la typographie. Nous avons vécu avec lui  une collaboration fructueuse. », écrivait Jean Collin le 27 octobre 2014 dans  une lettre adressée à la présidente du Groupe Patrimoines 71.  (11) : Composé, essentiellement, de « Chalonnais » : aux côtés de Fernand  Nicolas – mais en l’absence de Jean Chougny, indisponible – se réunirent Paul  Champion, le pharmacien Gilbert Prieur et Nicolas Muller, fonctionnaire  travaillant à la mairie de Chalon-sur-Saône (source : interviews de Jacques  Laneyrie, ancien membre du conseil d’administration du Groupe 71, de Jean  Chougny, premier trésorier de l’association, et de Gérard et Marie-Thérèse  Guénot faites par Annie Bleton-Ruget à Solutré et à Mâcon le 22 octobre  2018). (12) : Réunion organisée en la salle de la justice de paix de Tournus et suivie  d’un vin d’honneur servi dans les salons de l’hôtel de ville de Tournus, en  présence du maire Raymond Gauthier. (13) : Paul Champion était également président du Comité permanent  chalonnais des fêtes de bienfaisance (depuis 1945), président de la Fédération  nationale des villes organisatrices de carnavals et festivités (qu’il avait fondée),  vice-président de la Fédération régionale des syndicats d'initiative, vice-  président de Saône-et-Loire Tourisme et membre du comité régional du  tourisme. Officier du Mérite agricole, officier du Mérite sportif, officier des  Palmes académiques, chevalier du Mérite touristique, il avait été fait officier de l'ordre national du Mérite en 1971. Décédé en 1986. (14) : Le prix de l’abonnement d’un an à la revue, soit quatre numéros, ayant  été fixé à 12 francs. 
Texte: Frédéric Lafarge