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SORTIE          Dimanche 7 octobre 2018, les membres du Groupe Patrimoines 71 ont choisi                     le Brionnais pour leur sortie d’automne                          à Iguerande et Marcigny.                                                  La première étape de notre journée a commencé à Iguerande, sur l’une des hauteurs qui dominent la vallée de la Loire, offrant une belle découverte de ses paysages. Restaurée à plusieurs reprises, l’église d’Iguerande conserve une grande pureté de ligne, témoignage d’un style roman original. Érigée à la fin du XIe-début du XIIe siècle, c’est une église dite à nef obscure ; comme à Varenne-l'Arconce ou à Saint-Germain-en-Brionnais, elle est dépourvue de fenêtres hautes. De plan cruciforme, elle comporte une nef à trois travées et deux bas-côtés, un large transept saillant et un chœur d'une travée prolongée par une abside. Le style est sobre, avec de lourdes arcades en plein cintre, des piliers carrés flanqués de colonnes engagées, des collatéraux voûtés d'arêtes et une croisée couverte d'une coupole. Ce qui frappe surtout, c’est la richesse du décor sculpté des chapiteaux et des bases de colonnes et l’expressivité des scènes représentées : félins adossés, joueur de harpe, cyclope jouant de la flûte de pan, joueur de trompe, diable et veau, et même un veau (bien charolais !) renversé sur une base de colonne.   À deux pas de l’église, nous fûmes accueillis par le « père » du musée Reflet… brionnais : « Lili » Chandon.  Nous avons eu le plaisir de le retrouver, toujours animé de la même énergie et du même enthousiasme pour nous faire découvrir cette belle réalisation. Géré par une association, ce musée est un remarquable petit musée d’ethnographie évoquant un siècle de vie quotidienne dans les campagnes brionnaises. Les collections sont très riches, présentées avec un grand soin et mises en valeur par de nombreuses animations. On retiendra tout particulièrement, parmi les 15 séquences mises en scène, l’importance qui est donnée aux travaux de la vigne et au soin du vin. Jusqu’au phylloxera le Brionnais a été une terre de vignobles que d’aucuns s’emploient aujourd’hui à faire renaître.        La seconde partie de la journée s’est déroulée à Marcigny où nous avons déjeuné. La ville a mis sur pied, par le relais de son office du tourisme, un circuit de découverte que nous avons suivi en compagnie d’un guide. Chaque époque a laissé ici sa marque. L’église Saint-Nicolas et le prieuré témoignent encore de la puissance clunisienne qui a attiré ici, au couvent de Marcigny, d’illustres femmes de la haute noblesse de France et de l’étranger. Les maisons de bois de l’impasse de la Boucherie illustrent, comme la place des Halles, ce qu’a pu être la richesse marchande de la ville, une richesse dont les hôtels particuliers du XVIIIe siècle sont la dernière manifestation.  Pour la dernière étape de nos visites, nous avons rejoint le musée de la Tour du Moulin installé dans un vestige des fortifications de la ville. Une maquette de la ville exposée au musée permet de comprendre la fonction historique du bâtiment à la fois élément de défense et moulin pour le prieuré. Fondé en 1913 par François Ginet-Donati et Jean-Baptiste Derost, ce musée est la marque de l’activité culturelle qui anime alors les petites villes de province. Aujourd’hui, labellisé musée de France en 2002, il est toujours porté par la société des Amis des Arts de Marcigny et la région. Il offre, entre autres, de très intéressantes collections de faïences et de papiers peints Joseph Dufour qui mériteraient une restauration. La découverte des trois étages du musée conduit, au terme de la visite, jusqu’à l’impressionnante charpente de la tour. [Extrait du texte d’Annie Bleton-Ruget, à lire dans la revue]                                     Aujourd’hui un peu à l’écart des centres urbains et des axes de circulation de la vallée de la Saône, le Brionnais est une  terre très riche d’histoire. En témoigne le toponyme d’Iguerande (Ygnaranda/Equoranda ?) matérialisant un lieu de limites  entre des tribus gauloises. En témoigne aussi l’importance du patronage clunisien : à Marcigny, saint Hugues, le grand abbé  de Cluny qui a initié la construction de Cluny III, a fondé un prieuré de moines en 1056, son église est l’actuelle église paroissiale Saint-Nicolas. Quelques années plus tard, il a fondé juste à côté le prieuré des moniales qui imprime sa marque dans la ville et dont dépend celui d’Iguerande et son église paroissiale. En témoigne encore le bâti urbain de Marcigny, petite cité médiévale enrichie par sa proximité avec la Loire et dont la Révolution a fait en 1790 un chef-lieu de canton. L'église d'iguerande Belle restauration à Marcigny L'accueil de Lili Chandon devant le musée d'Iguerande L'impasse de la Boucherie à Marcigny Promenade dans les rues de Marcigny Saint Georges terrassant le dragon. Musée de la Tour du Moulin La charpente de la tour, haute de 14 mètres
Un aperçu de l’histoire de Marcigny à travers son architecture 
Saint Georges terrassant le  dragon 
La charpente de la tour,  haute de 14 m