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         Le choix de Saint-Gengoux-le-National pour organiser notre rencontre d’automne s’est inscrit dans le cadre du   50e anniversaire de notre association. La première sortie à l’automne 1969 avait eu lieu sur ce site que sa richesse historique et  patrimoniale désignait tout particulièrement pour un commencement. C’est encore cette richesse qui lui a valu d’être récemment  distingué comme Cité de caractère. L’organisation de l’accueil en mairie, en présence du maire Monsieur René Delorme, et de la visite  de la ville, avait été prise en charge par la Société d’Études historiques et naturelles du Pays de  Grosne et Guye (SEHN). Notre première découverte a été celle de l’église. Née sous les auspices de l’abbaye de Cluny –  Saint-Gengoux a été un doyenné clunisien – elle affiche encore ses origines. Le clocher octogonal  rappelle, avec ses baies géminées, celui de l’Eau bénite. À ses côtés, au-delà du petit pontet de  bois qui a inspiré un roman à Isabelle Jarry (L’Homme de la passerelle, édité au Seuil en 1992),  s’élance la tour de l’Horloge. Elle témoigne des reconstructions du XVIe siècle qui ont également  concerné le chœur de l’église. Trait singulier, l’église expose deux cloches datant respectivement de 1629 et 1806. Accompagnés  par l’Association des Amis de l’église de Saint-Gengoux, nous avons fait une rapide découverte de l’intérieur avant de prendre  connaissance du programme d’entretien et de restauration qui, pour une part, conservera les décors et aménagements du   XIXe siècle. Notre visite s’est poursuivie dans la ville où nous avons pu  mesurer combien cette dernière affiche toujours les marques  de son histoire. Reconnue par la puissance royale, elle a été le  siège d’un bailliage et d’une châtellenie, elle a obtenu le droit de se fortifier. Si les fortifications médiévales et le château ont  été démantelés sur ordre d’Henri IV après 1594, il en demeure  quelques beaux restes : la topographie générale de la ville avec  ses promenades sur l’emplacement des anciens remparts, le  tracé des rues, et certains édifices caractéristiques, tels le  donjon et les tours (Vieille Tour, tour François 1er, tour des Moines). En parcourant les rues et les ruelles de la petite cité, on découvre  aussi qu’elle fut économiquement prospère, adonnée au commerce et  à l’artisanat. Les noms des rues en témoignent (rue des Cordiers, rue  des Chapeliers), ainsi que de nombreux éléments d’architecture  urbaine : des escaliers en encorbellement, des façades ouvragées,  des fenêtres à meneaux ou trilobées, des restes de boutiques  médiévales…On peut consulter le document La Cité médiévale de  Saint-Gengoux-le-National sur le site internet du PAH,  https://pahclunytournus.fr..          À l’heure du déjeuner, nous avons quitté Saint-Gengoux pour Saint-Boil et l’auberge du Cheval blanc. À quelques pas de cette  dernière, l’église Saint-Baudile nous était ouverte Voir Pierre Labruhe, « L’église de Saint-Boil », Images de Saône-et-Loire,  n°  42-automne 1979, p. 3-6 ; à consulter en ligne, https://www.archives71.fr .  C’est une petite église modeste par son architecture, avec une simple nef, mais qui a fait l’objet d’importants aménagements au  XIXe siècle (construction du porche, de deux chapelles, ouverture de larges baies, nouvelle couverture…). Elle a su garder une  harmonie et de beaux éléments de décor à la suite des restaurations des années 1978-1979. À noter l’intérêt que présentent les vitraux. Dans la chapelle de gauche on découvre un vitrail commémoratif de la Grande Guerre,  dans le chœur un vitrail absidial représentant les quatre évangélistes et un vitrail latéral à motifs géométriques réalisé par le  chalonnais Besnard.          Notre journée s’est achevée au château de Sercy où nous attendait son propriétaire, Louis de Contenson. Ce dernier était  notre meilleur guide pour une découverte de l’histoire de cette forteresse médiévale dont le sort a été très lié à celle des familles de Sercy, puis de Contenson. Cette double histoire, d’une famille et d’un édifice, nous a été racontée dans la grande salle au rez-  de-chaussée du bâtiment, à l’abri de la pluie.  Ce château, qui a subi un important incendie en 1929, montre aujourd’hui encore tout un ensemble de tours et quelques éléments de  défense. Au centre du flanc oriental se dresse une haute tour-porche de plan rectangulaire, à l’angle sud-est une tour carrée, à  l'angle nord-est une tour circulaire dite tour du Hourd, couronnée d'une charpente à claire-voie reposant sur des corbeaux de  pierre. À l'angle nord-ouest s’affiche une tour circulaire, dite tour des Archives, dont la toiture pointue a été détruite par l'incendie de  1929. L'angle sud-ouest comprend un ensemble complexe formé d'une grosse tour ronde, plusieurs fois remaniée, à laquelle sont  adossées une tourelle d'escalier circulaire et une tour carrée. Nous avons eu également le privilège de pouvoir découvrir certains aménagements intérieurs du  château, ainsi que la chapelle familiale entièrement restaurée. (Extrait du texte d’Annie Bleton-Ruget,   lire l’intégralité dans la revue)